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Fünfhundert Jahre Missverständnis

Niccolò Machiavelli ‚Il Principe‘

Dirk Hoeges


Pages 181 - 191



Zusammenfassung:
Die Textgeschichte liefert wichtige Hinweise für Form und Inhalt des ‚Principe‘. In Rom und Florenz erschien er 1532 nicht als Einzelpublikation, sondern in beiden Erstdrucken zusammen mit den Novellen zu ‚Castruccio Castracani‘ und ‚Cesare Borgia‘. Diese Publikationsform entsprach der Druckerlaubnis des Papstes von 1531, die sich auf den ‚Principe‘ und weitere historische Diskurse bezog. Also: Die beiden Novellen gehören formal zum ‚Principe‘ und figurieren als Beispiele aus der mittelalterlichen und zeitgenössischen Geschichte für Aufstieg und Fall eines Fürsten. Sie bilden das Material für Machiavellis fiktives Konstrukt, die Figur des Fürsten, die in der Realität nicht existiert. Die beiden Beispiele aber demonstrieren Aufstieg und Fall. Machiavellis Novellenfürsten symbolisieren das Scheitern. Das sollte alle zur Vorsicht mahnen, die naiv auf die Herrscherfigur Machiavellis setzten und von der Fiktion auf die Realität schließen – ein Missverständnis über 500 Jahre, das Historiker, Politologen, Soziologen pflegen, denen Literatur, Kunst und ihre Formen weitgehend unbekannt sind. Machiavellis Gesamtwerk ist wie der ‚Principe‘ eine Domäne für die literarische Ästhetik des Humanismus und ihre zahlreichen Formen; in Zusammenarbeit mit Nachbardisziplinen ein Sujet für die Romanische Philologie.

Résumé:
L’histoire du texte fournit d’importants indices concernant la forme et le contenu du ‚Principe‘. Celui-ci paraît à Rome et à Florence en 1532, dans un volume qui contient également les premières éditions des nouvelles ‚Castruccio Castracani‘ et ‚Cesare Borgia‘. Une telle publication était conforme à l’imprimatur papale de 1531, qui concernait à la fois le Principe et d’autres discours historiques. Il s’ensuit que les deux nouvelles ‚Castruccio Castracani‘ et ‚Cesare Borgia‘ sont inséparables du ‚Principe‘ : au moyen d’exemples tirés de l’histoire médíévale et contemporaine, elles illustrent l’ascension et la chute d’un prince ; elles constituent donc la matière de cette construction fictive : la figure du Prince chez Machiavel. Toutefois, les princes des nouvelles de Machiavel échouent. Voilà qui devrait mettre en garde tous ceux qui pensent pouvoir déduire de la fiction de la figure du Prince chez Machiavel des assertions concernant la réalité : il s’agit là d’un malentendu vieux de 500 ans, dont peuvent être tenus pour responsables les historiens, les politologues et les sociologues, dont les connaissances en littérature et en art laissent souvent à désirer. Les oeuvres complètes de Machiavel, tout comme le ‚Principe‘, relèvent du champ de l’esthétique littéraire de l’humanisme et des disciplines voisines, et donc de la philologie romane.

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