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Madamismo und Mestizen

Rassistische Paradoxien und alternative Identitätsarbeit

Helene Harth


Seiten 207 - 231



Résumé:
L’Italie a commencé tard à s’occuper de manière critique de sa propre histoire coloniale, dont les conséquences refoulées continuent à peser jusqu’à aujourd’hui sur le climat social en forme de racisme, nationalisme et refus de l’Autre différent. C’est la littérature postcoloniale italienne qui réclame la commémoration de l’histoire coloniale commune et l’analyse critique du passé pour rendre possible une vie commune plus pacifique dans le présent. Un des problèmes, dont on a parlé peu, est le madamato, le vivre ensemble d’un colonisateur italien et d’une femme indigène et les problèmes de leurs enfants biculturels. La situation de ces rapports était paradoxale dès le début. D’un côté, la tentation de la „Vénus Noire“ était une des motivations pour les hommes italiens à rejoindre la colonisation de l’Afrique de l’Est et mettre à l’epreuve leur visibilité, d’autre part la législation raciste de Mussolini après la guerre d’Ethiopie frappait les couples mixtes de peine de prison pour pas dommager le prestige de la race blanche et remettre en question sa superiorité. Les deux romans de Erminia dell’Oro et Shirin Ramzanali Fazel analysés dans cet article arrivent à documenter les problèmes existentielles et quotidiennes des métis et de leurs mères, marginalisés dans la société indigène comme dans la société coloniale, en démontrant pourtant en même temps que l’appartenance des métis à deux cultures différentes peut être considerée au contraire un avantage. Pour eux, l’identité n’est pas une donnée fixe et prédifinie, comme la veulent les populistes e racistes de droite aujourd’hui, mais le résultat d’un travail identitaire permanent qui les dispose particulièrement à la médiation entre des cultures différentes.

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